Mon Labo Python

Mon avis sincère sur une formation Python en ligne pour débutant

Formation Python en ligne pour débutant en informatique, vue depuis une table de cuisine à Clermont-Ferrand

Le vieux laptop chauffe un peu trop sur le coin gauche du clavier, juste sous mes poignets, pendant que j'écris ces lignes. J'apprends Python en solo à cette même table de cuisine depuis un moment, et si vous cherchez un avis sincère sur une formation en ligne pour débutant en informatique, autant prévenir tout de suite : je ne suis toujours pas développeuse, et ce billet n'est pas un classement — juste le récit de ce qui a marché ou pas, chez moi.

Petite précision avant d'aller plus loin : certains liens de cette page sont affiliés. Si vous cliquez et que vous vous lancez, je touche une petite commission, sans que ça change quoi que ce soit au prix que vous payez. Je ne parle ici que de ce qui a vraiment atterri sur ma table en formica ces derniers mois.

Pourquoi j'ai choisi cette formation Python plutôt qu'une autre

Le choix n'a pas eu grand-chose de scientifique. Comme je le racontais dans mon billet sur comment débuter en Python quand on n'est pas développeur, où je détaillais déjà comment j'avais apprivoisé mes premières variables, les leçons de la Formation au langage Python avaient surtout l'avantage d'être courtes — le genre qu'on case pendant que les pâtes finissent de cuire. Une salariée qui rentre avec la tête pleine des dossiers du jour n'a pas deux heures devant une vidéo tous les soirs.

L'autre argument qui a tranché, c'était la langue. Mon anglais suffit pour commander un café, pas pour comprendre pourquoi une boucle refuse de s'arrêter avec un accent qu'on peine à suivre. Cette formation est entièrement en français, ce qui retire une couche d'angoisse quand tout le reste est déjà nouveau.

Cahier de notes et ordinateur portable pendant une session d'apprentissage Python en formation en ligne

Buter sur une boucle qui ne voulait rien savoir

Le radiateur a fini par se mettre en route derrière moi, ce petit claquement sourd qui annonce que la cuisine va se réchauffer alors que dehors, il fait déjà nuit noire. J'étais encore devant ma boucle 'while' qui tournait sans jamais vouloir s'arrêter, la tisane refroidie à côté du clavier et le cahier de brouillon couvert de flèches dans tous les sens.

Cette formation m'a fait traverser un paquet de choses avant d'en arriver là : les listes qui se mettent à compter à partir de zéro, allez savoir pourquoi, les dictionnaires qui associent un mot à une info comme un vrai carnet d'adresses, ces bouts de texte qu'on découpe et qu'on recolle, les petits « si… sinon » qui font choisir un chemin au programme, cette manière d'attraper une erreur avant qu'elle ne fasse tout planter, la fonction qui attend patiemment que je tape quelque chose au clavier, ces modules qu'on importe pour ne pas réinventer la roue à chaque script, et même l'installation du logiciel sur mon vieux portable, où je ne comprenais rien aux instructions au départ. Sans oublier cette manie d'empaqueter un bout de code dans une fonction pour ne pas le copier trois fois, et cette histoire d'espaces au tout début de chaque ligne qui décide si le programme veut bien coopérer ou pas.

J'ai aussi découvert qu'il existe une version de référence du langage, Python 3, et une sorte de code de bonne conduite pour écrire proprement, la PEP 8. Je n'ai pas retenu tous les détails, mais ça m'a évité de me perdre dans de vieux tutoriels obsolètes qui traînent encore en ligne.

Demander de l'aide n'a pas suffi

Demander de l'aide n'a pas toujours arrangé les choses. Un soir où je séchais complètement sur un exercice de dictionnaire, j'ai appelé un ami développeur en pensant qu'il me sauverait en cinq minutes. Il m'a noyée sous un vocabulaire que je ne maîtrisais pas encore, allant trois fois plus vite que ce que je pouvais suivre, et j'ai raccroché plus perdue qu'avant. Ce n'est pas qu'il avait tort, c'est juste qu'il ne se souvenait plus de ce que c'est que de partir de zéro.

Le prix bas de cette formation a du bon et du moins bon : la Formation au langage Python est géniale pour mettre le pied à l'étrier, mais elle a le défaut de ses qualités, et on apprend vite qu'on est livrée à soi-même. J'ai fini par éplucher des forums et par retomber sur mes propres notes à propos des messages d'erreur Python les plus fréquents, pour combler ce que ni le cours ni mon ami pressé n'avaient réussi à débloquer. Une formation avec un accompagnement plus poussé m'aurait sans doute aidée plus vite ; là, il a fallu ramer seule, et certains soirs, c'est fatigant.

Message d'erreur Python affiché à l'écran lors d'une soirée d'apprentissage pour débutant en informatique

Ma recommandation pour cette formation

Je repartirais probablement sur ce même chemin si c'était à refaire, mais pas sans adopter un regard plus critique que celui que j'avais au départ. La Formation au langage Python reste mon point d'ancrage, celle qui m'a permis d'écrire mes premières lignes sans crise d'angoisse — à condition d'accepter de chercher des compléments ailleurs. À un moment, j'ai aussi louché sur la JavaScript : formation 100 % pratique, tentante parce qu'on voit le résultat s'afficher tout de suite dans un navigateur ; j'en parle plus longuement dans pourquoi j'ai voulu choisir le langage JavaScript avant de me raviser, parce que courir deux lièvres à la fois n'apprend rien du tout. Un ami m'a aussi vanté la Formation Cisco : réseaux et systèmes, du sérieux, mais pour une débutante qui galère encore avec les bases, c'est comme vouloir piloter un avion avant de savoir faire du vélo — je la garde de côté pour plus tard.

Ce que Cassandre m'a rappelé, ce soir-là

Cassandre n'a jamais touché à une ligne de code, mais c'est la première personne que je préviens par texto à chaque petite victoire. Ce soir-là, après l'histoire du dictionnaire qui refusait de coopérer, elle m'a simplement répondu qu'apprendre lentement ne voulait pas dire apprendre mal. Une phrase toute simple, mais elle m'a empêchée de tout laisser tomber un soir où j'en avais sérieusement envie.

Un peu plus tard, une lectrice de Bordeaux du nom de Perrine m'a écrit sous un de mes billets, avec ce commentaire qui commence toujours pareil chez elle : « moi aussi ! ». Elle voulait automatiser ses tableurs et se reconnaissait dans mes histoires de débutante empotée. Ça m'a fait sourire, parce que quelques jours plus tôt, j'avais ouvert par curiosité un vieux fichier .py que je ne me souvenais même pas avoir écrit, et j'avais compris chaque ligne du premier coup, sans dictionnaire ni ami au téléphone. Ce genre de moment ne prévient pas ; il arrive, et puis il repart, presque timide.

Résultat d'un script Python qui fonctionne enfin, après une formation en ligne pour débutant

Je ne suis toujours pas développeuse, et ça va très bien

Je ne suis toujours pas développeuse, et si vous me demandez de sortir la prochaine application à la mode, je vais bégayer. Mais quelque chose a changé, sans que je sache dire exactement quand. Cette petite voix qui répétait que je n'avais pas le cerveau pour ça s'est tue le jour où j'ai laissé tourner un script sans avoir besoin de croiser les doigts en appuyant sur Entrée.

Si vous hésitez encore, mon conseil tient en une phrase : ne cherchez pas le déclic parfait ni trois heures devant vous, lancez-vous avec une ressource accessible comme la Formation au langage Python, et acceptez d'avance que vous détesterez votre clavier par moments. C'est précisément dans cette recherche à tâtons, quand rien ne marche du premier coup, que le métier finit par rentrer. La tisane est froide depuis longtemps quand je referme l'ordinateur, avec l'impression étrange d'avoir un peu progressé sans m'en rendre compte. Et vous, votre premier fichier .py, c'est pour quand ?

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