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Choisir une formation python pour enfin progresser après le travail

Choisir une formation Python pour progresser après le travail : ordinateur portable ouvert sur du code en soirée

D'un côté, il y a mes soirées en solo, à piocher un peu partout sans plan précis. De l'autre, il y a celles où une formation Python structurée me dit calmement quoi regarder ensuite. Apprendre Python en auto-formation après une journée de travail m'a mise face à ces deux manières de progresser, et elles ne se ressemblent presque jamais. Une débutante en informatique comme moi peut avancer des deux façons, mais pas au même rythme, ni avec la même tranquillité d'esprit.

Avant d'aller plus loin, un mot sur la façon dont ce carnet fonctionne : certains liens vers des formations me rapportent une petite commission si vous les suivez, sans que cela change quoi que ce soit au prix affiché. Je n'en parle que parce que je les ai vraiment testées, pas parce qu'une marque m'a demandé d'en dire du bien.

Mon auto-formation en solo, avant la formation structurée

Sur un forum consacré aux boucles for, j'ai croisé Gwilherm Ségalen, un pair autodidacte, technicien de maintenance qui apprend Python pour ses propres données d'atelier. Il avance uniquement par projets concrets, jamais par manuel, et ça m'a forcée à me demander si ma façon de zigzaguer entre les sujets menait vraiment quelque part. Seule, j'ai appris les boucles for et while dans le désordre, une variable que je modifiais sans toujours saisir ce que ça déplaçait ailleurs dans le script, une liste où je rangeais mes données un peu au hasard, un dictionnaire clé-valeur qui m'a rappelé un vieux carnet d'adresses, des chaînes de caractères que je découpais à l'instinct, et l'import de modules dont je ne savais pas toujours expliquer le rôle exact. Il m'arrivait aussi de tomber sur la page Python et de lire son histoire plus longtemps que prévu au lieu de pratiquer, ce qui donnait bonne conscience sans faire avancer grand-chose. Rien de tout cela n'était faux, mais rien n'était non plus relié au reste.

Écran d'ordinateur portable affichant du code Python, pour apprendre Python en auto-formation après le travail

Pourquoi une formation structurée a changé la donne

À l'inverse, une formation Python organise ces mêmes briques dans un ordre qui a du sens. J'ai fini par choisir la Formation au langage Python [Mon point de départ], moins pour la promesse de tout maîtriser vite que pour la façon dont chaque leçon s'appuyait sur la précédente. Les conditions if/else, par exemple, ne sont arrivées qu'une fois les variables bien digérées, pas avant. L'installation elle-même, sur mon vieux portable sous Windows, a été expliquée étape par étape plutôt que devinée à coups de recherches paniquées. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'indentation a cessé d'être un piège aléatoire pour devenir une habitude, presque un réflexe de rangement.

Un outil a changé ma manière de travailler avant même la formation : j'avais commencé à utiliser Visual Studio Code pour écrire mon premier code Python, et voir les erreurs soulignées en direct m'évitait de découvrir un message incompréhensible une fois le script lancé. Justement, ces messages d'erreur ont longtemps été mon pire ennemi, jusqu'à ce que j'apprenne à les lire comme une phrase plutôt que comme une sentence. Le jour où j'ai appris à créer des fonctions python pour arrêter de copier-coller mes propres bêtises d'un script à l'autre, quelque chose s'est aussi débloqué : chaque fonction rangeait un bout de logique à sa place, comme un tiroir de cuisine enfin étiqueté. Le try/except, lui, je l'ai longtemps évité, persuadée que si mon code plantait, j'avais forcément raté quelque chose de grave, jusqu'à comprendre que prévoir l'échec fait aussi partie du métier.

Cahier de notes manuscrites sur l'indentation et l'apprentissage de Python, repères d'une débutante en informatique

La mémorisation ne suffit pas

Ce qui n'a jamais fonctionné, en revanche, c'est d'essayer de mémoriser la syntaxe sans comprendre la logique derrière. J'ai voulu, un temps, apprendre des tournures par cœur comme des formules toutes faites, en espérant que le sens suivrait tout seul. Ça n'a mené nulle part : je savais réciter une structure sans savoir pourquoi elle marchait ici et pas là, et au premier imprévu, tout s'effondrait. Il a fallu ralentir et accepter de ne pas tout retenir du premier coup pour que quelque chose tienne vraiment debout.

Le vrai changement est arrivé un soir où un message d'erreur, au lieu de m'écraser, m'a presque semblé parler une langue que je reconnaissais : j'ai su où regarder sans que la panique me prenne à la gorge, et j'ai corrigé la ligne fautive sans même y réfléchir. Ce n'était rien de spectaculaire, juste la première fois où le terminal a cessé de ressembler à un mur. Ça m'a donné envie d'aller plus loin, jusqu'à écrire un petit script qui posait une question grâce à la fonction input() et réagissait selon ma réponse, la première fois qu'il m'a semblé parler à la machine plutôt que lui obéir.

Gaultier, Gwilherm, et le choix de ne pas apprendre seule tout le temps

Un dimanche, en marchant au bord du lac d'Aydat plutôt que d'ouvrir l'ordinateur, j'ai fait le point mentalement sur tout ce qui me manquait encore. Gaultier Bermond, mon voisin de palier, administrateur systèmes, a une façon calme de parler de Python qui rassure autant qu'elle donne le vertige, à me rappeler tout ce qu'il me reste à apprendre. Gwilherm, de son côté, n'attend l'avis de personne : il ouvre un nouveau projet et apprend en le construisant. Entre les deux, une formation structurée m'a semblé être le compromis le plus honnête pour quelqu'un qui n'a ni un voisin sysadmin sous la main tous les soirs, ni assez d'aplomb pour se lancer directement dans un projet réel.

Mains tapant du code Python tard le soir pendant une session d'auto-formation

Rester sur Python plutôt que suivre tout le monde

Des amis m'ont aussi suggéré de regarder du côté de la JavaScript : formation 100 % pratique [Autre piste], pour son côté visuel et immédiat, mais je suis restée sur Python parce que mes besoins sont ailleurs : automatiser deux ou trois tableaux au bureau, pas construire un site. Je n'ai pas de réponse universelle sur quel langage choisir en premier, seulement celle qui correspond à ce que je veux faire avec mes soirées comptées.

Mes rituels tiennent bon quand la motivation lâche

Pour tenir sur la durée, j'ai aussi mes astuces pour déboguer son code python sans perdre patience le soir, comme celle de noter en une phrase où j'en étais la veille avant de refermer l'ordinateur, pour ne pas perdre un temps fou, le lendemain, à me souvenir de ce que je voulais faire.

Plus tard, peut-être, je regarderai la Formation Cisco : réseaux et systèmes [Pour plus tard] pour comprendre ce qui se passe derrière le réseau, mais ce n'est pas le sujet de ce soir. Si vous avancez mieux en bricolant vos propres projets sans qu'on vous dise quoi faire, comme Gwilherm, gardez ce chemin-là, il vous mènera quelque part d'utile. Mais si chaque nouvelle notion a besoin d'un endroit précis où se ranger avant de tenir debout, une formation structurée fait gagner un temps que les soirées, de toute façon, ne rendent jamais.

C'est pour ça que si mon parcours vous parle, je continue de recommander la Formation au langage Python à qui débute vraiment de zéro : ce n'est pas la formation parfaite, mais elle correspond à des soirées comme les miennes, courtes, fatiguées, et pourtant décidées à avancer un peu.

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